Partner content Ben Broeckx (Pluxee) : “La rue commerçante n’est pas condamnée, mais il faut agir”
La vacance commerciale progresse dans les rues commerçantes, tandis que le pouvoir d’achat se déplace vers les plateformes internationales. Pourtant, le commerce physique n’est pas condamné, estime Ben Broeckx, directeur public benefits chez Pluxee. Mais pour y parvenir, toutes les parties prenantes doivent collaborer plus étroitement. Il plaide dès lors pour un changement de mentalité, dans lequel commerçants, marques, fédérations, pouvoirs locaux et prestataires de paiement partagent leurs données. “Ce n’est qu’en osant mettre nos informations en commun que nous pourrons trouver une solution.”
En Belgique, 11,9 % des bâtiments commerciaux sont inoccupés, soit le niveau le plus élevé depuis 2008. Dans des villes comme Hasselt, Malines et Ostende, ce taux atteint même 17,5 %. Ces chiffres se traduisent par des volets baissés, une fréquentation en recul et des quartiers commerçants qui perdent de leur attractivité. De quoi s’inquiéter, mais pas de paniquer, estime Broeckx : “Il y a de l’espoir, mais la rue commerçante ne va pas renaître d’elle-même. Cela demande du temps, des investissements et surtout de la collaboration.”
Les consommateurs belges dépensent chaque année quelque 5,5 milliards d’euros sur des plateformes en ligne étrangères.
Pouvoir d’achat qui disparaît
“Les consommateurs belges dépensent chaque année quelque 5,5 milliards d’euros sur des plateformes en ligne étrangères comme Zalando, Bol.com ou Amazon. C’est de l’argent que nous ne reverrons jamais”, explique Broeckx. “Par ailleurs, des milliards de colis bon marché, provenant notamment de Chine, inondent le marché européen.” Des plateformes comme Temu et Shein misent sur le volume, la rapidité, les prix bas et une expérience digitale qui tient parfois davantage du jeu que de la boutique en ligne. Pour les commerçants locaux, il est impossible de combattre ce modèle uniquement sur le terrain du prix.
La réglementation a un rôle important à jouer, mais le consommateur doit également se voir proposer une alternative attrayante. C’est là que réside, selon Broeckx, un défi fondamental. “Si l’on cherche uniquement à freiner ces plateformes étrangères sans construire d’alternative, on ne changera pas le comportement des consommateurs. Nous devons rendre le commerce local à nouveau attractif.”
Le retail est plus qu’un canal de vente
Les marques ont elles aussi tout intérêt à ce que les consommateurs continuent à fréquenter les rues commerçantes physiques. “L’interaction physique avec un produit crée une présence à l’esprit chez le consommateur”, explique-t-il. “Pour les marques, le commerce local ne signifie donc pas seulement investir dans un canal de vente. Cela signifie investir dans la visibilité et la crédibilité”, souligne Broeckx.
À cela s’ajoute une dimension économique. Lorsqu’un euro est dépensé localement, sa valeur est en réalité plus que doublée, explique Broeckx : “Le commerçant utilise cet euro pour payer les cotisations sociales, la TVA, ses propres collaborateurs… Le pouvoir d’achat est ainsi réinjecté dans l’économie. À l’inverse, un euro qui part directement vers une plateforme étrangère quitte en grande partie notre économie.”
Activer le pouvoir d’achat existant
Pour renforcer le commerce local, la Belgique ne doit pas repartir de zéro. Il existe déjà des systèmes qui soutiennent la consommation locale. Le défi consiste à mieux les relier entre eux. Les chèques-repas en sont un exemple concret, souligne Broeckx, puisqu’ils ne peuvent être dépensés qu’en Belgique. “La dépense locale est littéralement inscrite dans la conception des chèques-repas. Chaque euro dépensé revient ainsi dans notre économie.”
Le chèque-repas reste toutefois largement sous-exploité, explique Broeckx : “Chaque année, les chèques-repas représentent environ 4 milliards d’euros de paiements électroniques en Belgique. C’est considérable, mais cela ne représente en même temps qu’une fraction des 176 milliards d’euros de paiements électroniques réalisés en Belgique.”
La dépense locale est inscrite dans la conception des chèques-repas. Chaque euro dépensé revient ainsi dans l’économie belge.
Oser partager l’information : vers un écosystème unique
Jusqu’à présent, nous avons surtout considéré la perte de pouvoir d’achat local comme un problème entre nous et le marché. Mais la réalité est plus complexe, explique Broeckx : “Les commerçants, les marques, les fédérations comme Unizo, les pouvoirs locaux et les prestataires de paiement… Chaque partie détient des informations et des données importantes. Jusqu’à présent, ces informations ne sont pas partagées entre les différents acteurs.”
Broeckx plaide donc pour un changement de mentalité : “L’avenir de la rue commerçante est une responsabilité partagée. Ce n’est qu’en osant mettre nos informations en commun au sein d’un même écosystème que nous pourrons trouver une solution. Il faut surtout y voir une invitation faite aux commerçants, aux marques, aux pouvoirs locaux et aux fédérations à s’asseoir ensemble autour de la table”, conclut Broeckx.
Comment Pluxee active le pouvoir d’achat local
Pluxee est bien plus qu’un moyen de paiement. En réunissant données, infrastructure et partenaires, Pluxee contribue à ancrer localement le pouvoir d’achat existant.
Des millions de travailleurs belges utilisent les solutions Pluxee
Plus de 60 ans d’expérience dans les chèques sociaux