Pluxee Belgique et Pluxee Luxembourg ont un nouveau managing director, Stijn Van Brussel. Nous l’avons rencontré pour évoquer les conclusions de l’étude internationale commanditée par Pluxee sur l’engagement des travailleurs envers leur entreprise. Comment les employeurs peuvent-ils utiliser cet engagement comme levier pour créer un environnement où chacun contribue, avec motivation, au développement de l’entreprise ?

Stijn Van Brussel est aux commandes de Pluxee Belgique et Luxembourg depuis trois mois. Avec plus de 20 ans d’expérience chez des prestataires de services financiers tels que KBC, Bancontact et Payconiq, il est loin d’être inexpérimenté. “D’un côté, ce que je fais aujourd’hui est très différent, mais de l’autre, j’y retrouve beaucoup de similitudes”, confie-t-il. “Dans les deux cas, il s’agit de transactions financières : chèques-repas, éco-chèques, etc. La différence ici, c’est l’aspect humain. La relation entre le travailleur et l’employeur rend les choses plus complexes, mais aussi plus passionnantes.”

Quel est le véritable niveau d’engagement des travailleurs ?

Pour mieux comprendre la relation employeur-travailleur, Pluxee a mené une vaste étude internationale. “Beaucoup d’idées reçues circulent à ce sujet”, explique Stijn Van Brussel. “On parle de Grande Résignation, de démission silencieuse… mais peu d’études sérieuses existaient. Nous voulions savoir ce qu’il en était réellement, car une bonne relation entre employeur et travailleur est essentielle à la croissance économique. En tant que prestataire de services, notre rôle chez Pluxee est d’accompagner les employeurs. Les résultats de l’étude nous fournissent des pistes concrètes pour renforcer cette relation.”

Les conclusions sont parfois surprenantes. “On pensait que l’engagement reculait fortement. C’est tout l’inverse ! 83 % des travailleurs se déclarent attachés à leur employeur”, souligne-t-il. “Mais cet engagement n’est pas inconditionnel. Nous parlons ‘d’engagement conscient’ : il repose sur la réciprocité. Les travailleurs ne sont pas des ressources, mais des individus. Nous encourageons les employeurs à offrir à leurs collaborateurs ce dont ils ont besoin pour performer au travail, mais aussi pour s’épanouir dans leur vie personnelle et sociale.”

Des spécificités bien belges

Réalisée dans dix pays, l’étude met en lumière plusieurs différences culturelles. “Les travailleurs belges ont particulièrement besoin de variété dans leurs tâches et d’un fort degré d’autonomie”, analyse Stijn Van Brussel. “Les employeurs ont donc intérêt à permettre aux collaborateurs de se concentrer sur des missions pertinentes et diversifiées, afin d’utiliser pleinement leurs compétences et de les développer.”

Les travailleurs attendent également une responsabilité sociale d’entreprise pragmatique : bonnes conditions de travail, égalité de traitement, attention portée à l’environnement ou aux questions de genre. “Les attentes évoluent aussi selon le moment de vie. La flexibilité n’a pas le même sens pour une jeune maman que pour une personne proche de la fin de sa carrière.” 

L’équilibre travail-vie privée laisse place à un équilibre plus large : travail et bien-être global, une clé pour atteindre l’excellence au travail et le bonheur à la maison. “Certaines personnes ne veulent plus consulter leurs mails après 17 h, alors que d’autres ont leurs obligations privées le matin et sont plus disponibles le soir. Chacun a sa personnalité, son parcours, ses ambitions. Trouver le bon équilibre permet une performance optimale. Une entreprise est un véritable melting-pot : la diversité des individus crée une force collective.”

Pluxee en donne l’exemple

Pluxee applique ces principes en interne, avec un management équilibré en termes de genre, une diversité d’origines et de générations, et de nombreuses opportunités d’évolution. “Nous encourageons l’épanouissement via des formations, des parcours individuels et des perspectives de carrière”, précise Stijn Van Brussel. “Nous sommes aussi une entreprise-pilote : nous avons été les premiers à implémenter Fit-Me, une solution qui met en adéquation les valeurs des candidats et celles de l’entreprise. Elle favorise l’engagement et la rétention, et nous la proposons désormais à nos clients. Nos solutions de mobilité sont également très populaires, tant en interne que chez un nombre croissant d’employeurs.”

L'engagement conscient est soumis au principe de réciprocité.

L’engagement, un avantage concurrentiel

Les résultats de l’étude aident les entreprises à bâtir une politique RH réellement différenciante. “Nous observons le terrain et savons ce qui se passe chez les travailleurs. Nous partageons ces insights avec nos clients et leur proposons des solutions adaptées”, explique-t-il. “Les chèques-repas et les éco-chèques répondent aux attentes en matière de reconnaissance et de pouvoir d’achat. Notre plateforme mobilité facilite la flexibilité en termes de mobilité. Les chèques sport et culture soutiennent le bien-être. Aujourd’hui, les chèques-repas sont un standard, mais ce sont les autres solutions qui permettent vraiment de se démarquer, d’attirer et de fidéliser les talents. Elles renforcent le potentiel et l’engagement des collaborateurs.”

Pluxee
©Pluxee

Prêcher par l’exemple

Où Stijn Van Brussel souhaite-t-il mener Pluxee Belgique et Luxembourg dans les prochaines années ? “J’ai choisi Pluxee parce que nous appliquons nos propres solutions. Nous prêchons réellement par l’exemple”, affirme-t-il. “Pour moi, il est essentiel qu’une entreprise ait un impact : sur la société, sur les entreprises et sur les travailleurs. Pluxee veut être un partenaire stratégique pour aider les organisations à relever leurs défis RH. Nous sommes passés des avantages sociaux à une approche plus globale qui inclut l’engagement des collaborateurs, car c’est lui qui fait évoluer l’entreprise.”

“L’engagement se renforce grâce à des avantages concrets, comme les chèques, mais aussi grâce à des avantages plus intangibles, comme la flexibilité. Nous investissons nous-mêmes dans ces domaines. Cela nous rend plus solides face à nos concurrents. Nous avançons tous dans la même direction, et ce n’est pas un hasard si nous sommes devenus un Great Place to Work.”