L’alimentation européenne a longtemps été pensée pour le foyer. Le repas comme ciment social, table large, plats à partager, restes du lendemain. Pendant des décennies, cuisiner signifiait “faire pour plusieurs”. Aujourd’hui, cette grammaire se fissure. Nous assistons à une bascule silencieuse mais massive : l’unité alimentaire n’est plus le foyer, c’est l’individu.