Le géant de la bière AB InBev et le fabricant local de matelas Somnis Bedding vont collaborer pour la production de masques buccaux. Jusqu'à 30 millions de masques peuvent être produits par an. Certains d’entre eux sont destinés au personnel du brasseur.

En ces temps de crise du coronavirus, les masques buccaux sont plus que jamais à l'ordre du jour. C'est pourquoi le brasseur louvaniste AB InBev et le fabricant de matelas Somnis Bedding ont lancé leur propre chaîne de production. L'entreprise locale avait cette idée en tête depuis le début de la crise et s'est donc mise à la recherche d'un client. Le fabricant de matelas s'est finalement associé à AB InBev, qui était encore à la recherche de masques buccaux pour ses employés au sein de ses 32 brasseries et dépôts européens. Le fait que le fabricant de matelas produise désormais également des masques buccaux n'est pas très surprenant puisque le processus de production des matelas et des masques est très similaire. En effet, les parties inférieures des deux produits sont fabriquées à partir de la même matière première.

La production des masques en question a lieu dans l'usine de Somnis Bedding et est rendue possible grâce à une nouvelle machine achetée par AB InBev. Au total, celle-ci peut produire jusqu'à 30 millions d'unités par an. « Nous avons besoin de 250.000 masques par mois. Les 300.000 premiers seront livrés aux cafés qui nous achètent de la bière », déclare un porte-parole d'AB InBev dans les pages de De Standaard. Somnis Bedding souhaite vendre le reste de la production à d'autres parties, mais l’entreprise devra s'associer à des fournisseurs d'équipements hospitaliers, car les masques buccaux font généralement partie d'un ensemble plus vaste. « Nous sommes ouverts aux partenariats avec les institutions de santé ou le gouvernement. Si le besoin de nombreux masques se fait soudainement sentir, nous sommes parfaitement capables de passer rapidement à une échelle plus importante », déclare Ivan Van Duysen, CEO de Somnis Bedding à De Standaard.

La nouvelle chaîne de production doit en effet faire face à la concurrence étrangère, plus particulièrement provenant d’Asie où le port de masques était déjà pratique courante avant la crise. Cette semaine, nous avons de surcroit appris que plus de 30 millions de masques chinois, qui avaient été commandés par le gouvernement, ont enfin été livrés. Cependant, le dirigeant de Somnis Bedding n'y voit aucun problème et souligne que les masques belges sont en concurrence au niveau du prix avec d'autres masques asiatiques de même qualité.