#6 À la minute où vous lisez ces mots, Shein propose jusqu’à 600.000 articles en vente, avec un prix moyen de 10 dollars. Et chaque jour, ce sont jusqu’à 10.000 nouveaux produits qui viennent s’ajouter à son catalogue en ligne. Et si on précise ‘en ligne’, c’est parce que depuis le 5 novembre 2025, Shein vend aussi ses produits en magasin. Le géant chinois de l’e-commerce, comme on aime l’appeler, s’est offert une place au sixième étage du BHV Marais de Paris, capitale mondiale de la mode. Entre amendes, accusations de conditions de travail abusives, plagiat, produits non conformes, surconsommation, dark patterns et désastre environnemental, Gondola décortique le cas Shein pour vous en 7 grands axes.

6. Le coût écologique et humain de la fast fashion

La fast fashion, que nous connaissons tous, désigne un modèle économique de l’industrie textile caractérisé par un renouvellement très rapide des collections, des prix bas et une production de masse. Avec Shein, on entre dans ce que certains appellent l’ultra-fast fashion. Alors que Zara met trois à quatre semaines pour produire une nouvelle pièce, Shein parvient à concevoir, produire et emballer un vêtement en moins d’une semaine. En parallèle, Shein a systématiquement recours à des matières synthétiques et à des produits chimiques, ce qui pose aussi un problème éthique, environnemental et sanitaire. Entre 2023 et 2024, Shein a augmenté la part de polyester dans ses matériaux : celle-ci est passée de 75,7 % à 81,5 %, tandis que la part de coton a diminué de 9,9 % à 6,7 %.