Partner content Greenyard fait briller les fruits et légumes : “Un plaidoyer en faveur de ce qui est prouvé être le meilleur”
En 1983, Hein Deprez créait une modeste champignonnière à Belsele. Quarante ans plus tard, Greenyard pèse plusieurs milliards et est un géant dans l’univers des fruits et légumes. Mais la passion du fondateur reste ancrée dans chaque fibre de l’entreprise. Et elle s’exprime tout aussi clairement dans sa mission : un avenir sain pour l’Homme et la Planète. Un entretien avec l’entrepreneur Hein Deprez sur l’avenir de l’alimentation et la force du pure plant.
De la gastronomie au quotidien
En 2023, Greenyard a conclu un partenariat de cinq ans avec We’re Smart. Ce projet du célèbre chef flamand Frank Fol est aujourd’hui la première référence culinaire mondiale pour les fruits et légumes. “Je connais Frank depuis vingt ans et nous avions déjà travaillé ensemble”, explique Hein Deprez. “Toujours dans le même objectif : encourager les consommateurs à manger plus sain et à réduire leur empreinte écologique. La dynamique actuelle est idéale pour donner aux fruits et légumes l’éclat qu’ils méritent. Et inspirer à la fois les consommateurs, les chefs et les acteurs de la restauration.”
Le chef espagnol Rodrigo de la Calle, qui a remporté le We’re Smart Award pour la deuxième année consécutive, insiste sans cesse sur le fait qu’il ne cherche pas à “convertir” les gens : son but est avant tout de leur faire apprécier les légumes. “Je suis d’accord à 10.000 % d’accord”, réagit Heine Deprez. “Nous ne disons pas qu’il ne faut manger que des fruits et des légumes, mais nous en soulignons les aspects positifs. Et nous étayons l’impact d’un tel comportement sur votre santé, votre portefeuille ou en termes de durabilité par des faits et chiffres. Il est dans votre intérêt et dans l’intérêt de la planète d’ajouter plus de pure plant à votre régime alimentaire.”
Des chefs comme Rodrigo de la Calle et Frank Fol, ou des initiatives comme We’re Smart jouent un rôle primordial dans la transition vers une alimentation plus végétale. ”Comme nous, ce sont des pionniers. Et le mouvement qu’ils ont initié a pris de l’ampleur. Ils motivent et inspirent les chefs, les consommateurs et l’industrie alimentaire à changer de cap. Ils montrent à quel point les fruits et légumes sont à la fois délicieux, nutritifs et polyvalents. Tout en ayant un impact beaucoup plus faible sur l’environnement.”
Sur les faits et le changement de comportement
Les chiffres sont clairs : 34 % des émissions mondiales de CO2 sont liées à l’alimentation. “Si nous passions demain à du pure plant, nous pourrions réduire ces émissions de 75 %.”
Et c’est indispensable, car entre la perte de biodiversité et les phénomènes climatiques extrêmes qui affectent la culture des produits de base, les effets du changement climatique se font déjà sentir. “Nous reconnaissons cette réalité et continuons à nous battre pour ralentir le changement climatique. La technologie et l’innovation peuvent jouer un rôle important dans ce domaine. Pour donner un exemple concret : nous disposons des filets spéciaux au-dessus des arbres fruitiers à la fois pour les protéger du vent ou d’un ensoleillement excessif et pour réduire leurs besoins en eau. C’est un lourd investissement en temps et en argent, mais il est payant.”
Reconnaître les faits est une chose, agir en conséquence en est une autre. Cela nécessite un changement de mentalité. Et impose de dissiper des malentendus tenaces. Hein Deprez illustre son propos par un exemple. “Prenez un kilo de steak et un kilo d’avocats. Quel est leur seul point commun ? Le nombre de kilocalories. Alors que les avocats contiennent des acides gras oméga-3 très bons pour la santé, la viande rouge est riche en acides gras saturés qui le sont beaucoup moins. De plus, la production de viande bovine nécessite bien plus d’eau, jusqu’à 50 fois plus. Résultat : les émissions de CO2 sont 300 fois plus élevées, même en tenant compte du transport des avocats. Et la bonne nouvelle ? Les avocats sont également moins chers. Sains, savoureux et extrêmement abordables. Ce sont des faits. Il est important que les consommateurs en prennent conscience.”
Souligner les avantages
Pourtant, Greenyard évite la voie de l’activisme. “Nous tenons un plaidoyer en faveur de ce qui est prouvé être meilleur, et nous mettons en valeur les avantages sanitaires et autres des fruits et légumes.”
La demande d’aliments sains augmente. La dynamique est présente. Mais de nombreux consommateurs ne possèdent toujours pas les connaissances nécessaires pour faire de meilleurs choix. “Aux États-Unis, la campagne five a day encourage les gens à manger cinq portions de fruits et légumes par jour. Mais un grand nombre de consommateurs optent pour des produits aromatisés aux fruits ou dont l’emballage présente un morceau de fruit. Cela montre l’importance de continuer à souligner la différence entre les arômes et les vrais fruits. Il en va de même pour les suppléments aux fibres. Ils peuvent être pratiques, mais rien ne vaut les fibres naturelles des vrais légumes, des vrais fruits et des céréales complètes. En optant pour des ingrédients purs et non transformés, vous bénéficiez de toutes leurs valeurs nutritionnelles. Il ne faut pas tromper le consommateur sur ce plan.” Et c’est la raison pour laquelle Greenyard milite pour l’honnêteté et la transparence. Pour l’inspiration et le partage des connaissances. “Nous montrons à quel point il est simple et économique d’atteindre les quantités recommandées.”
De la bouche à la terre : que mangeons-nous aujourd’hui ?
En plus de cette collaboration intense avec des chefs spécialisés dans le végétal et d’initiatives comme We’re Smart, Greenyard investit énormément dans ses relations avec les retailers. “Notre principe est unique : nous observons l’ensemble de la chaîne avec les yeux du consommateur. Notre objectif est de livrer au retailer le meilleur produit possible pour le consommateur. Cette approche est payante. Si j’ai pu faire de cette entreprise un acteur d’envergure mondiale, c’est parce que nous avions le soutien du détaillant.”
Là où d’autres ne parlent que “du champ à l’assiette”, Greenyard a inversé le slogan : de l’assiette au champ. “C’est une approche totalement différente. Il faut cultiver ce que veut le consommateur, et non introduire de force dans la filière ce qu’on a décidé soi-même de produire. Plus l’offre est en adéquation avec la demande, plus la chaîne est durable. Nous collectons constamment des informations sur ce que les gens veulent manger, où et comment. Et c’est à partir de ces informations que nous créons des produits, tout en investissant dans des relations durables au bénéfice de tous avec chaque maillon de la chaîne.”
Facile et économique
Exemple de produit à succès : les très populaires colis repas. “Le summum de la convenience. Vous n’avez pas à réfléchir à ce que vous allez préparer. Tout est dans la boîte, y compris les recettes. Ils coûtent souvent moins de sept euros et vous pouvez manger à trois ou quatre. Deux euros par personne pour un repas sain et durable, c’est incroyable, non ?”
Greenyard travaille actuellement sur des emballages Tetra Pak pour des sauces saines et des légumineuses afin d’ajouter encore plus de variété. “Nous avons produit 25 millions de colis pour un client important l’année dernière. Et nous visons plusieurs fois ce chiffre d’ici 2027-2028. Il s’agit du lancement d’un nouveau produit alimentaire le plus réussi de l’histoire sur ce marché.” Un succès en partie dû au prix réduit. “Le prix est un paramètre fondamental pour obtenir une adhésion des consommateurs à grande échelle. On a souvent tendance à négliger l’aspect économique dans le développement durable. Mais si vous voulez avoir un impact, vous devez entraîner tout le monde dans votre sillage.”
Pure plant, pas plantbased
L’être humain aime ses habitudes. C’est l’une des raisons pour lesquelles les régimes (essentiellement) à base de plantes ne sont pas encore imposés. Pourtant, Greenyard ne qualifie pas ses produits de “végétaux” ou “à base de plantes”. Un choix délibéré ? “Avec pure plant power, nous couvrons tout ce que nous faisons : nous proposons de la nature à l’état pur, en provenance directe des champs et remplie à ras bord de nutriments sains. Il existe des milliers de fruits et de légumes et on peut varier les préparations à l’infini. Alors que de nombreux produits que nous consommons quotidiennement sont en réalité constitués à deux tiers de cinq ingrédients : du blé, du soja, du maïs, du sucre et de l’huile de palme.”
Greenyard met l’accent sur le pouvoir de la nature à l’état pur. Pour les entreprises, pour les chefs, pour les consommateurs. Et quand il y a transformation, elle se limite à ce que les gens feraient eux-mêmes à la maison : “Découper, congeler, cuire à la vapeur et faire fermenter. Autant d’opérations qui permettent de préserver la saveur, la couleur, la texture et les nutriments.”
Quatre saisons
Greenyard propose des produits frais, surgelés et préparés. “Le frais est notre passion, mais les produits en conserve et surgelés sont un complément nécessaire. Certains produits, comme les petits pois, ne sont disponibles à l’état frais que pendant quelques semaines en Belgique. Pourquoi en faire venir du Kenya par avion alors qu’on peut les surgeler ou les mettre en conserve ?”
Les légumes surgelés ne méritent pas leur réputation. “Le surgelé est parfois plus frais que le frais. Des petits pois frais peuvent dater d’une semaine. Nos petits points surgelés le sont dans les trois heures de leur récolte. Tous les nutriments sont ainsi préservés et stabilisés. Et nous avons totalement automatisé le processus afin de conserver des prix compétitifs.”
Une évolution qui va se poursuivre. “Au cours des années à venir, nous allons automatiser la récolte d’autres variétés de légumes comme le brocoli, le chou-fleur et le chou pointu et passer du fresh au longfresh. Cela rendra les fruits, légumes et légumineuses encore plus économiques et accessibles au plus grand nombre, et favorisera la consommation.”
Hein Deprez envisage l’avenir avec conviction. “Il y a de la place pour dix Greenyard en Europe. Nous sommes leaders sur le marché européen avec une part de marché d’à peine 4 %. J’espère que notre approche sera largement suivie, car le pure plant est l’avenir de l’alimentation. La solution à de nombreux défis auxquels nous sommes tous confrontés est simple : faire en sorte que des fruits et légumes jouent les premiers rôles dans chaque préparation, sur chaque assiette.”