On a souvent tendance à croire qu’il suffit de mieux sensibiliser les consommateurs pour faire évoluer leurs comportements alimentaires. En pratique, les choix alimentaires sont influencés par une multitude de facteurs contextuels, sociaux et psychologiques, souvent inconscients. Par exemple, la viande reste associée à certains codes de masculinité, réduire sa consommation peut faire craindre un manque de protéines, et rares sont les personnes qui se définissent comme flexitariens. Ces mécanismes expliquent, entre autres, pourquoi les intentions ne se traduisent pas toujours en actions. Entretien avec Fred Dorsimont, directeur général de Behaven.