Chez Mutti, entreprise familiale italienne, tout est consacré à la qualité des tomates italiennes. Qu’il s’agisse de passata, de Polpa ou de concentré de tomates, tous les produits doivent systématiquement répondre aux normes de qualité les plus strictes. Mais comment Mutti garantit-elle cette qualité et qu’en est-il de sa politique de durabilité ?

Chez Mutti, les tomates ne sont pas de “simples tomates”, mais un produit noble, de la plus haute qualité. L’entreprise, fondée à Parme en 1899, est surtout connue pour son concentré de tomates et ses tomates finement concassées, la fameuse “Polpa”. Elle joue également un rôle pionnier majeur sur le marché de la tomate, puisqu’elle a inventé le concentré de tomates en tube. Mutti compte trois grandes zones de production : Montechiarugolo et Collecchio dans le Nord, et Oliveto Citra dans le Sud. Dans le Nord, l’accent est mis sur les tomates rondes, dont 61 % sont cultivées en Émilie-Romagne. Dans le Sud, on cultive principalement des tomates oblongues et des tomates cerises, dont 86 % proviennent des Pouilles. Toutes les tomates utilisées pour les sauces pour pâtes de Mutti sont 100 % italiennes et récoltées mécaniquement afin d’éviter l’exploitation de la main-d’œuvre. De plus, les tomates sont transformées dans les 24 heures suivant leur récolte afin de préserver leur fraîcheur et leurs propriétés naturelles.

Saviez-vous que… ?

Les Belges adorent les tomates. La Belgique figure dans le top 3 des pays où la consommation de tomates par habitant est la plus élevée. En 2025, elle atteignait pas moins de 3,7 kg par habitant. La Belgique talonne ainsi l’Italie (7,6 kg) et la Grèce (3,8 kg).

Saviez-vous que… ?

Qualité

Chez Mutti, la qualité est le bien le plus important. Depuis ses débuts, l’entreprise met tout en œuvre pour garantir en permanence la meilleure qualité, ce qui lui a déjà valu de nombreuses récompenses. Elle a notamment remporté la Médaille d’or à Rome en 1911 et reçu la Palme d’or à l’Exposition universelle de Paris en 1925.

“Nous n’utilisons que les meilleures tomates dans nos sauces”, explique le CEO, Francesco Mutti. “Lorsque les camions chargés de tomates arrivent dans les usines Mutti, un premier contrôle qualité est immédiatement effectué. S’il apparaît que les tomates ne répondent pas à nos exigences élevées en matière de qualité, le camion n’est pas déchargé et les agriculteurs ont la possibilité de revendre leurs tomates à d’autres entreprises, dont les standards de qualité sont moins élevés. Leurs produits ne sont ainsi pas perdus et nous pouvons toujours garantir la meilleure qualité.” Mutti, c’est la promesse de tomates de qualité supérieure, affirme le CEO : “Pour nous, une bonne sauce commence bien avant la cuisine : dans le champ. C’est pourquoi nous investissons dans des relations solides et durables avec nos agriculteurs. Ensemble, nous construisons la qualité que vous retrouvez en bouche.”

Sélection des meilleurs champs

©Mutti

Pour garantir la qualité des tomates, la sélection des meilleurs champs est cruciale. “Au début, nous voulions que les meilleurs agriculteurs travaillent à 100 % pour nous, mais après deux ou trois ans, nous avons compris que ce n’était pas la bonne manière de procéder. Pourquoi ? Parce que même les champs des meilleurs agriculteurs peuvent être touchés par les conséquences du réchauffement climatique, ce qui peut entraîner une mauvaise récolte ou faire en sorte que les tomates ne répondent pas aux exigences élevées de Mutti. En ne travaillant pas exclusivement avec eux, nous les encourageons donc à ne nous livrer que les meilleures tomates”, explique le CEO. “Par ailleurs, les agriculteurs peuvent encore revendre les tomates qui ne répondent peut-être pas à nos normes strictes, mais qui satisfont à celles d’autres marques. Les tomates ne sont ainsi pas perdues.”

Il existe en outre un autre avantage important. Comme les agriculteurs ne travaillent pas exclusivement avec Mutti, ils peuvent pratiquer la rotation des cultures avec des périodes de pâturage, ce qui favorise la fertilité des sols. “Concrètement, cela signifie qu’ils plantent par exemple des tomates pendant un an dans leurs champs, puis y font paître des vaches au cours des trois années suivantes”, poursuit-il. “L’agriculteur est ainsi certain de disposer d’autres revenus si la récolte devait être mauvaise. De son côté, le sol bénéficie du temps nécessaire pour se régénérer, ce qui améliore sa fertilité et réduit les maladies.”

Une meilleure rémunération et le “Pomodorino d’Oro Mutti”

Pour inciter les agriculteurs à ne livrer que des tomates de qualité, Mutti mise sur une meilleure rémunération. “Pour Mutti, la qualité passe avant tout. Afin d’améliorer la qualité des tomates cultivées, Mutti a mis en place une politique d’achat des matières premières qui prévoit une prime pour tous les producteurs capables de fournir des produits de qualité supérieure. Rien qu’en 2025, Mutti a accordé à ses producteurs un prix supérieur de 10 % à la moyenne du marché, ce qui représente au total 9 millions d’euros répartis sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement”, explique fièrement Francesco Mutti.

CEO Francesco Mutti ©Mutti

Outre une meilleure rémunération, Mutti récompense également les agriculteurs qui consentent des efforts supplémentaires pour livrer en permanence des tomates de la meilleure qualité. Depuis 2000, l’entreprise décerne ainsi son célèbre “Pomodorino d’Oro Mutti”. Ce prix en espèces récompense les efforts des producteurs et distingue les agriculteurs qui livrent durant la période estivale des tomates de la meilleure qualité. “Pour pouvoir participer, chaque agriculteur doit livrer au moins 500 tonnes de tomates de grande qualité. Une distinction est établie entre les différentes variétés de tomates”, explique Mutti. “Dans nos usines, nous enregistrons chaque jour quel agriculteur fournit le meilleur chargement. Toutes les tomates livrées sont soumises à 15 analyses différentes afin d’en contrôler la qualité. Sur la base de ces résultats, une fiche d’évaluation globale est établie. Nous savons ainsi qui est le meilleur à la fin de l’année et qui remporte donc le Pomodorino d’Oro Mutti.” Chaque année, plus de 60 agriculteurs sont récompensés. “L’agriculteur peut ensuite utiliser le prix en espèces qu’il a remporté pour réinvestir dans ses tomates et garantir ainsi une qualité encore meilleure”, explique le CEO avec enthousiasme. “Mais remporter ce titre va bien au-delà du seul prix en espèces”, poursuit-il. “Il s’agit surtout de la reconnaissance et de l’honneur accordés à l’agriculteur. C’est pourquoi les trois premiers lauréats sont cités dans tous les grands journaux italiens. Il est difficile d’imaginer une meilleure reconnaissance de son travail.”

Le “Pomodorino d’Oro Mutti” récompense les agriculteurs qui livrent l’été des tomates de la meilleure qualité. Mais il s’agit surtout de l’honneur et de la reconnaissance qu’ils peuvent gagner.

Durabilité

Outre la qualité, la durabilité constitue également l’un des principaux piliers de Mutti. Avec le réchauffement climatique, la culture des tomates devient de plus en plus difficile : des précipitations ou un ensoleillement insuffisant ou excessif peuvent en effet endommager la récolte. Pour protéger cette récolte et la qualité de ses tomates, Mutti multiplie précisément les initiatives en matière de biodiversité, d’économie circulaire, de lutte contre le réchauffement climatique et d’approvisionnement en eau.

“L’une de nos réalisations récentes dont je suis le plus fier est la “WWF Mutti Oasis””, explique Francesco Mutti. “Il s’agit d’un programme pluriannuel mis en place pour préserver la biodiversité et restaurer les écosystèmes dans les zones de production de Mutti. Par le passé, nous avions par exemple déjà construit la “Swallows’s House” à Montechiarugolo, un refuge pour les insectes, les petits mammifères et les oiseaux. Mais récemment, nous avons également beaucoup misé sur l’approvisionnement en eau. Nous avons ainsi non seulement créé, sur le site de Mutti, une zone de drainage destinée à recueillir tout l’excédent d’eau que le sol ne peut absorber lors de fortes pluies mais nous sommes allés plus loin : nous avons même créé tout un écosystème et planté des végétaux afin de permettre à la nature de se régénérer. C’est donc une étape importante.”

©Mutti

Au-delà de la création d’un écosystème, Mutti a également fortement investi ces dernières années dans les économies d’eau. “Grâce à l’intelligence artificielle, nous avons pu déterminer précisément la quantité d’eau nécessaire à chaque plant de tomate et ainsi économiser une quantité considérable d’eau”, poursuit le CEO.

La circularité constitue un autre axe prioritaire pour Mutti. Ces dernières années, l’entreprise a multiplié les efforts pour promouvoir une économie circulaire en réutilisant les coproduits de la tomate comme alimentation pour le bétail et pour produire du biogaz. Cette volonté de donner une seconde vie aux produits se retrouve d’ailleurs aussi dans le restaurant d’entreprise de Mutti à Parme, Quisimangia. Le bâtiment, qui sert de réfectoire aux collaborateurs de Mutti mais aussi de salle événementielle, est doté d’un sol entièrement fabriqué à partir de peaux de tomates. “À une époque où la durabilité et la réutilisation des matériaux sont des thèmes centraux, ce sol constitue un parfait exemple d’économie circulaire, où rien n’est gaspillé et où chaque matière première est valorisée”, déclare le CEO. “L’idée derrière ce choix n’est pas seulement de réduire les déchets mais aussi de créer un élément esthétique unique.”

Chaque tomate commence avec la nature : le sol, l’eau, le soleil et les saisons. À travers ces initiatives, Mutti s’efforce de respecter ces éléments et, partout où cela est possible, de contribuer à leur restauration. C’est une voie que Mutti continue de suivre pas à pas, car pour le CEO, une chose est parfaitement claire : “Durabilité et qualité vont de pair. Seul un sol sain permet d’obtenir les meilleures tomates. Et c’est précisément notre mission.”

Mutti en bref

  • Fondée en 1899 à Parme par Marcellino et Callisto Mutti.
  • Leader du marché des produits à base de tomates en Italie (30,7 %) et en Europe (16,3 %).
  • Active dans plus de 100 pays à travers le monde.
  • A réalisé en 2025 un chiffre d’affaires net de 777 millions d’euros (+10,6 % par rapport à 2024).
  • A transformé 728.000 tonnes de tomates l’an dernier.
  • Comptait en 2025 plus de 600 collaborateurs, auxquels s’ajoutent 1.300 saisonniers qui participent à la récolte.