À Libramont, le message qui remonte des allées cette année n'a rien de convenu. Entre agriculteurs, distributeurs et responsables politiques, le rendez-vous wallon de l'agroalimentaire a servi de caisse de résonance à une vérité que l'on ose enfin dire tout haut : la durabilité et la santé ne se décrètent pas, elles se paient – et si le consommateur ne suit pas, ce n'est pas à la filière de porter seule la facture.

Le réel avant le discours

C'est tout l'enjeu de la realpolitik version Libramont : si le consommateur n'est pas prêt à payer pour la durabilité et la santé, on ne peut pas l'y forcer. Il devra alors se contenter d'autre chose. Un constat qui tranche avec des années de discours volontariste, mais qui a le mérite de coller au comportement d'achat réel plutôt qu'à l'intention déclarée en enquête.