Les entreprises belges (de plus de 10 salariés) sont parmi les plus actives dans le commerce en ligne en Europe.  Plus d'une entreprise sur cinq en Belgique (21%), a vendu via l’internet en 2016. Cela place notre pays en cinquième position dans le Top 5 européen, indiquent les chiffres de d’Eurostat. La moyenne européenne n’est que de 16%.

Notons que ces chiffres d'Eurostat n’indiquent que le degré d’activité des entreprises dans les ventes en ligne, pas les volumes commerciaux réalisés.

L’Irlande figure en tête de liste des États membres de l'UE en 2016, avec plus d’un quart (26%) des entreprises actives dans les ventes en ligne. Les autre pays du Top 5 sont la Suède (25%), le Danemark (24%) et les Pays-Bas (22%), qui devancent donc la Belgique de très peu.

Les cinq pays dans lesquelles les entreprises sont le moins actives dans l’e-commerce sont la Roumanie (7%), la Bulgarie (9%), la Pologne (9%), l’Italie (10%) et la Lettonie (10%).

Status quo

La part des entreprises de l'UE ayant réalisé des ventes web était en moyenne de 16% en 2016, ce qui signifie un status-quo. Elle avait progressé entre 2010 et 2014, passant de 12% à environ 16%, mais depuis elle restée stable.

E-commerce transfrontalier

Parmi les entreprises actives dans l’e-commerce, la quasi-totalité (97%) a vendu au sein même de son pays. Moins de la moitié d’entre elles (44%) a effectué des ventes à des clients dans d'autres États membres (la Belgique se situant juste au-dessus de la moyenne avec 45%). Plus d'un quart (28%) a vendu à des clients en dehors de l’UE.

Obstacles

L’ambition de la Commission européenne est de créer un marché unique numérique, dans lequel l’e-commerce entre États membres fonctionne aussi bien que le commerce traditionnel dans les magasins. Eurostat indique toutefois qu’il y a encore un grand pas à faire. Près de deux entreprises sur cinq (38%) ayant effectué des ventes transfrontalières en 2016 au sein de l’UE ont rencontré certaines difficultés.

Les principaux obstacles sont les frais de livraison ou de renvoi de produits trop élevés (27%) et les connaissances insuffisantes en langues étrangères (13%). D’autres obstacles sont l'adaptation de l'étiquetage des produits (9%), et/ou des raisons juridiques liées par exemple à la résolution des litiges et différends (12%).