Bio C’Bon, le bio urbain

Fin mai, s’ouvraient les portes du tout premier magasin belge de l’enseigne française Bio C’Bon. Rendez-vous est pris quelques jours plus tard au n°18 de la Chaussée de Charleroi, à deux pas de la place Stéphanie, avec Mahaut de Lesquen, Directrice de Bio C’Bon Belgique, pour en savoir plus sur ce nouveau venu.

 

Bio C’Bon n’a eu de cesse d’étoffer son réseau. Depuis sa création en 2009, le spécialiste du bio a ouvert pas moins de 100 magasins dans 5 pays européens : en France bien sûr, mais aussi en Italie (avec 8 points de vente), en Espagne (3), en Suisse (1) et désormais en Belgique. Plutôt que d’entraîner une féroce concurrence, ce nouvel acteur devrait permettre chez nous de consolider un marché parsemé. Car contrairement à ce que l’on peut observer en France (La Vie Claire, Biocoop, Naturalia, etc.), il n’y a encore chez nous - entre Bio-Planet, Sequoia et les commerçants indépendants - qu’une petite poignée d’enseignes, souvent plus branchées produits locaux que bio… 

 

 

Ce paysage clairsemé augurait pour Bio C’Bon une place toute trouvée, celle d’un concept urbain et décomplexé. « Le marché du bio est moins structuré ici qu’il ne l’est en France par exemple. Notre objectif est d’attirer de nouvelles personnes vers l’alimentation bio. C’est pourquoi nous avons opté pour ce bâtiment, qui grâce à ses grandes baies vitrées, permet au magasin d’être visible depuis la rue et d’attirer le regard. Nous cherchons à casser les codes du magasins bio conventionnel afin que le consommateur ne ressente plus aucun frein à rentrer », explique Mahaut de Lesquen.

 

 

 

Le bio, un marché qui grimpe

 

Bien que nous restions loin des chiffres du marché français culminant à 5,76 milliards d’euros de chiffre d’affaires (+14,7%), le marché belge est prometteur. Selon BioWallonie, le bio a, en 2015, en effet engrangé chez nous un chiffre d’affaires de 514 millions d’euros, une hausse de 18% par rapport à l’année précédente. En parts de marché, les produits alimentaires frais bio (incluant les produits surgelés et d’épicerie) restent modestes (2,8%), mais en constante augmentation. Et si les dépenses en produits frais bio ont augmenté de 18% en Belgique, c’est bien à Bruxelles que l’on observe la plus grande augmentation puisqu’elle est de 47%.

 

 

 

Bio, mais aussi local

 

Débuter à Bruxelles était d’ailleurs pour Mahaut de Lesquen une évidence et la preuve d’un ancrage en terre urbaine. Mais ce n’a pour autant pas été simple, l’enseigne ne bénéficiant pas chez nous d’une forte notoriété et les multiples langues compliquant la tâche. C’est d’ailleurs en interne que des solutions seront trouvées, la jeune française ayant elle-même longuement fouillé la toile pour dénicher les traductions correctes des produits proposés et mettre en place un nouveau système d’étiquettes clignotantes et multilingues.  Ce ne fut pas une mince affaire, sachant que plus de 4.000 références se côtoient dans cet environnement de 350m2. « Il s’agit en grande partie du même assortiment que l’on retrouve en France, mais des produits locaux ont également fait leur apparition. Je pense notamment au Vieux Liège, à De Drie Wilgen ou encore à Vajra. J’espère prochainement pouvoir développer plus encore l’offre locale » souligne Mahaut de Lesquen.

 

 

 

Assortiment

En rentrant dans ce point de vente, c’est l’impression d’espace qui domine. Les baies vitrées offrent à l’espace fruits et légumes cette belle luminosité naturelle qui manque tant et souvent dans de plus petites enseignes bio. Une fois les quelques marches de l’entrée descendues (Ndlr : un ascenseur est prochainement attendu, pour faciliter la venue de personnes handicapées ou de parents et de leurs poussettes), nous arrivons directement dans cet espace fruits et légumes où sont notamment vendus les fameux paniers hebdomadaires de fruits et légumes. Une façon économique de consommer saisonnier : un panier de fruits vous coûtera 5 euros et un panier de fruits et de légumes 10 euros. Une offre déjeuner serait également à l’étude.

 

    

 

Dans cet espace trouve également place le comptoir traiteur.

 

 

De l’autre côté des escaliers se trouve l’espace « vrac », les bières (belges et bretonnes, région d’où est originaire Mahaut de Lesquen) et le vin. « Le rayon vrac fonctionne d’ores et déjà très bien » précise notre interlocutrice. Victime de son succès, ce rayon fait actuellement l’objet de petits réajustements.

 

 

Au centre du point de vente, se trouve l’épicerie salée et sucrée, ainsi qu’une large rangée de frigos dédiée au frais pour en arriver au fond où articles pour bébé, alimentation spéciale (sans gluten,…) et produits de nettoyage se côtoient. Le tout soigneusement identifié par des pancartes et couleurs.

 

 

Changement d’ambiance pour l’espace bien-être qui bénéficie comme les fruits et légumes d’une lumière naturelle venue de la cour attenante. Le parquet offre un peu de chaleur supplémentaire à cet espace aseptisé proche du look & feel des pharmacies. Les clients le souhaitant peuvent y faire appel à une naturopathe dont les horaires sont mis à disposition à l’entrée de l’espace. De quoi renforcer le service à la clientèle et permettre aux consommateurs de faire les bons choix, tout en profitant d’une séance gratuite.

 

     

 

 

Ambitions

 

Si l’arrivée de Bio C’Bon à Bruxelles n’a probablement rien d’un fait isolé, aucun plan n’a semblerait-il encore été tiré sur la comète. « Nous avons bien entendu des projets, mais nous restons pragmatique. Si de belles opportunités se présentent à nous, nous les prendrons. L’objectif n’est toutefois pas d’ouvrir coûte que coûte et dans la précipitation de nouveaux points de vente », explique Mahaut de Lesquen. Avec une hausse de 47% de la consommation de produits frais bio à Bruxelles, et de 18% en Wallonie pour 11% en Flandre, il est toutefois fort à parier que les deux premières régions se voient privilégiées…

 

     

 

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Auteur: 

Carole Boelen

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