La Belgique interdira la surfacturation en cas de paiement par carte dès cet été

En vue d’encourager le paiement électronique et de s’aligner à la nouvelle directive européenne entrée en vigueur le 13 janvier dernier, le gouvernement a décidé d’interdir la facturation de frais supplémentaires dans le cadre d’un paiement par carte dès cet été.

 

« Nous souhaitons continuer à encourager les paiements par voie électronique » a déclaré Kris Peeters, ministre de l’emploi, de l’économie et des consommateurs, rappelant que ce type de paiement permet d’améliorer la sécurité des commerçants et des clients. « Le paiement électronique permet par ailleurs de combattre plus efficacement la fraude fiscale » précise-t-il encore. C’est pourquoi un projet de loi transpose aujourd’hui la directive européenne PSD2, entrée en vigueur le 13 janvier dernier.

 

On vous l’annonçait le mois dernier, si la directive européenne PSD2 entrait en vigueur en janvier, seuls 8 pays étaient prêts à la transposer dans le droit national. La Belgique n’en faisait pas partie et on parlait alors du mois d’août 2018. Une information qui semble se vérifier, puisque Kris Peeters parle aujourd'hui de l’été 2018. Concrètement, à partir de ce moment, il sera donc notamment interdit d’appliquer une surtarification sur les paiements par carte de débit ou de crédit, quel que soit le montant de l’achat. Pour CCV, il s’agit là d’une très bonne nouvelle. « Cette mesure stimulera le paiement électronique, et elle est positive tant pour le commerçant que pour le consommateur » indique la société.

 

« Le commerçant s’aliène des clients »

 

« Effectivement, une minorité de commerçants répercutent encore aujourd’hui les coûts sur les clients. La réalité, c’est que ces commerçants s’aliènent des clients et perdent du chiffre d’affaires. Les clients préfèrent payer avec leur carte et sont découragés par certains signaux négatifs, comme celui qui consiste à leur demander de payer pour pouvoir payer », affirme Sam Arckens, CCO de CCV.

 

Sam Arckens va plus loin : « Nous avons la conviction que les commerçants qui ne répercutent plus les coûts de transaction ne tarderont pas à en recueillir les fruits : chiffre d’affaires en hausse, commentaires négatifs des clients en diminution, beaucoup moins de travail administratif et un magasin plus sûr parce que contenant moins de cash ».

 

Gratuité des traitements des petits montants

 

En octobre dernier, tandis que CCV obtenait une licence pour le traitement des transactions Bancontact, et entrait de ce fait en concurrence avec Worldline, la société prenait les devants et annonçait que les transactions de moins de 5 euros seraient dès ce moment gratuites pour les commerçants. « Pour l’instant, ceci est pour nous un investissement » nous expliquait alors Dimitri Beck, CEO de CCV Belgique. « Nous entendons faire des bénéfices sur d’autres services. Nous avons pour projet par exemple de créer une plateforme e-commerce gratuite pour les plus petits commerces qui n’ont pas encore eu l’opportunité de se lancer dans l’aventure ». 

 

« Nous nourrissons l’ambition d’accompagner chaque commerçant pour qu’il trouve la solution de paiement qui lui convient le mieux, que ce soit hors ligne ou en ligne. Pour les commerçants qui acceptent des montants très réduits, nous pouvons même suggérer une solution englobant la gratuité du traitement des petits montants », confirme aujourd’hui Sam Arckens.

Auteur: 

Carole Boelen

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