La FIEB demande l’annulation de la « taxe santé »

Selon GfK, la quantité de boissons rafraichissantes vendue en Belgique a diminué de 9% depuis l’introduction de la taxe santé en janvier dernier. La FIEB, qui soutient que 7% du volume de boissons rafraîchissantes et d’eaux achetées par des Belges est acheté à l’étranger, appelle aujourd'hui à la suppression de cette taxe santé.

 

Selon les données du bureau d'études GfK, depuis l'introduction de la taxe 'santé' en janvier 2016, la quantité de boissons rafraîchissantes vendue en Belgique a diminué de 9% par rapport à la moyenne des 5 années précédentes (2010 à 2015) pour la même période. La FIEB soutient quant à elle que 7% du volume de boissons rafraichissantes et eaux achetées par les Belges n'est pas acheté en Belgique. La Fevia, de son côté, a déjà annoncé qu'à ce jour, 1 Belge sur 3 traverse la frontière au moins une fois par an pour y faire ses achats en alimentation et boissons.

 

 

Observatoire des Prix

 

Dans son premier rapport trimestriel pour 2016, l'Observatoire des Prix a calculé que l'inflation pour la catégorie 'eaux minérales, boissons rafraîchissantes et jus' a atteint 3,4% suite aux impôts indirects, au lieu de 1,5% sans ces impôts indirects. « La récente augmentation des droits d'accise au 1er janvier 2016 (la taxe 'santé') a fortement influencé les prix à la consommation pour les limonades. L'impact haussier des impôts indirects sur la limonade s'élevait à 3,4 points de pourcentage, ce qui explique en grande partie l'inflation réelle de 3,8 %. » En d'autres termes, la hausse des prix des boissons rafraîchissantes est en grande partie causée par l'augmentation des accises, souligne la FIEB.

 

 

Suppression de la taxe santé

 

Comme l’a fait la Fevia, la FIEB appelle à mettre le holà aux taxes. « Toute cotisation ou taxe supplémentaire augmente la différence de prix avec les pays voisins et incite le consommateur belge à aller faire ses courses à l'étranger. Nous demandons donc aux autorités de ne pas instaurer de nouvelles taxes sur les boissons et de supprimer la taxe dite 'santé'. Cette taxe 'santé' n'a d'ailleurs que très peu à voir avec la santé puisqu'elle ne fait pas de distinction entre les boissons qui contiennent du sucre et celles qui n'en contiennent pas » soutient Dirk Van de Walle.

 

 

« Suite à l'augmentation continue de la pression fiscale, l'eau et les boissons rafraichissantes sont nettement moins chères dans les pays voisins qu'en Belgique. Outre la taxe dite 'santé', il y a également la taxe emballages qui coûte annuellement environ 300 millions au secteur, mais aussi le Point Vert, la TVA, la taxe au kilomètre, l'augmentation du prix de l'énergie... L'importante pression fiscale anéantit en grande partie les effets du glissement fiscal (le Tax Shift) et affecte la rentabilité et la productivité des entreprises. A terme, cela aura très probablement un impact sur l'emploi » poursuit la Fédération.

 

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Auteur: 

Carole Boelen

catégorie: 

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