« Excellent choice, mister Bond »

Le 24ème film de l’espion secret britannique le plus célèbre, sort cette semaine. Avec « Spectre », mister Bond poursuit ses conquêtes féminines et spiritueuses. Un sacré amateur d’alcools, de vins et de Champagne ce 007 !

 

Tout a commencé en 1962 avec « James Bond contre Docteur No ». Et déjà, le goût de l’agent de Sa Gracieuse Majesté (Sean Connery) pour les cocktails, se manifeste. Et plus particulièrement pour le Dry Martini. Plus tard, une version « bondesque » est imaginée. Dans la première version de « Casino Royale » (1967), JB tombe amoureux de Vesper Lynd (Ursula Andress). Il lui dédiera ce cocktail portant son prénom : 3 mesures de Gin (Gordon’s), 1 de vodka, ½ de Kina Lillet et un citron très finement zesté. « Une fois qu’on y a goûté, on n’a envie de rien d’autre » : Allusion au cocktail ou à la ravissante Vesper ? Et déjà sa demande au barman, qui deviendra systématique : « shaken, not stirred » (« secoué, non remué »). Les marques de Gin, de vodka et de vermouth évolueront avec les films et les contrats commerciaux : Tanqueray, Noilly Prat, Smirnoff, Stolichnaya, Finlandia avant la polonaise Belvédère dans le dernier film. Les alcools évolueront en fonction aussi des lieux de tournage. Dans « Opération Tonnerre », le rhum sera à l’honneur. De marque Collins (rhum blanc, sucre de canne, lime pressé, eau gazeuze). L’ancêtre du mojito en quelque sorte, la menthe en moins. Tout comme dans « Goldfinger » où il apprécie un « mint julet » (bourbon, sucre, menthe, eau gazeuze). Il découvrira le Mojito, le vrai, dans « Meurs un autre jour » et fera goûter un vin chaud (Glühwein) à Carole Bouquet dans « Rien que pour vos yeux » et dans « Jamais plus jamais », l’heure apéritive sera consacrée au Bloody Mary. Plus récemment, dans « Skyfall », ce sera au tour d’un Rare Vintage 1962 du single malt The Macallan. Le vin rouge sera aussi à l’honneur. Ainsi dans « Goldfinger », il dégustera un Mouton-Rothschild 1947 et dans le remake de « Casino Royale » (en 2006), en route vers le Montenegro, il appréciera un Château L’Angélus 1982. Ce Grand Cru Classé de Saint-Emilion fera son apparition dans une trentaine de films ce qui lui permit de voir ses ventes littéralement bondir…

 

« Les films de James Bond sont devenus impossibles à réaliser sans des apports financiers de marques »

 

Côté Champagne, il y eût les épisodes Taittinger puis Dom Pérignon. Dans « James Bond contre Docteur No », il fera déguster à Ursula Andress un Dom Pérignon 1955. Mais voilà. Depuis 1973, avec « Vivre et laisser mourir », il quittera le légendaire Champagne de LVMH pour Bollinger. C’est qu’Albert Broccoli, le producteur, est un inconditionnel de ce Champagne, une marque citée dès 1956 dans le roman « Les diamants sont éternels ». Et fait peut-être unique, ce partenariat fut depuis toujours non monnayé. Christian Bizot, ancien CEO de Bollinger, nous le confirma à l’époque en précisant toutefois que monsieur Broccoli recevait en échange quelques bouteilles… Des bouteilles ou des palettes ? Les frais de production des James Bond deviennent de plus élevés. De 1 million de dollars pour le premier, ceux-ci se seraient élevés à 300 millions pour « Spectre » qui vient de sortir. Daniel Craig, l’actuel 007, le déclarait : « Les films de James Bond sont devenus impossibles à réaliser sans des apports financiers de marques ». Craig serait aussi le James Bond qui consomme le plus de boissons alcoolisées dans les films : deux fois plus que Sean Connery. En 2012, lorsque « Skyfall » sort, on découvre un autre produit alcoolisé, une bière, qui déconcerta (euphémisme) les purs et durs fans de l’espion estimant que c’était une hérésie. Heineken avait signé un contrat estimé à 35 millions d’euros pour une scène dans le film. Plus 60 millions pour une pub autour de celui-ci (avec Daniel Craig). pour « Spectre », le contrat est resigné et la bière néerlandaise va commercialiser un demi milliard ( !) de bouteilles en « édition limitée » ( !!) sur lesquelles on découvrira le logo du film. Un film qui voit aussi arriver un nouveau partenaire. La vodka polonaise Belvédère (groupe Moët-Hennessy) ne dévoile pas le montant de cette participation. On sait qu’il s’agit, pour la marque, de sa plus grande campagne mondiale. L’occasion de sortir deux bouteilles en édition limitée avec le logo 007 et un spectaculaire clip publicitaire tourné avec l’actrice mexicaine Stéphanie Sigman, que l’on voit au début du film. 

 

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