Que reproche-t-on au système actuel du titre-repas?

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La proposition de loi déposée par le sénateur Rik Daems (Open Vld) prévoit la suppression pure et simple des chèques-repas et des éco-chèques, et leur remplacement par une rémunération nette versée sur le compte bancaire du travailleur. Pour Monsieur Daems, cette mesure de simplification permettrait de réduire les charges des entreprises. Un argument mis en avant par tous les partisans de cette mesure. Notons cependant que les employeurs, s'exprimant à travers la FEB, rejettent pour leur part  l'idée d'une disparition du titre-repas !

 

Nombre des griefs faits au système des titres-repas peuvent en réalité être attribués à une contrainte imposée par le législateur lui-même. Quand la décision fut prise, voici deux ans et demi, d'introduire le titre-repas électronique, il a maintenu la possibilité pour les employeurs et les salariés  qui le souhaitent de rester fidèles au titre-repas papier. Une demi-mesure qui a maintenu toutes les contraintes de l'ancien système-papier (administration, comptage, etc), sans permettre aux avantages réels du titre dématérialisé de s'exprimer. Ce constat, c'est un organisme public qui l'établit lui-même: l'Agence pour la simplification administrative (ASA), chargée d'évaluer l'introduction du titre-repas électronique. Ses conclusions sont sans appel: le basculement vers un système reposant exclusivement sur le titres-repas électroniques permettrait d'épargner 94 millions d'euros. Et la facture pour les commerçants serait réduite de 80%, passant de 84 à 16 millions.

 

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Qui est pour, qui est contre? Deux camps s'affrontent

Auteur: 

Carole Boelen