"Pas de baisse structurelle des prix à la consommation dans les fruits et légumes"

Plus tôt dans la semaine, plusieurs médias faisaient état de la concurrence sur les prix des fruits et légumes entre les différentes chaînes belges de supermarché. L'hypothèse d'une poursuite de la chute des prix était alors émise. "Un déclin structurel des prix à la consommation des fruits et légumes est toutefois impossible à prédire", souligne Pierre-Alexandre Billiet (CEO Gondola, professeur The Retail Academy).

 

Suite à l'annonce d'une promotion sur les asperges chez Lidl (2,99 euros le demi-kilo) et à la réaction de Colruyt sur le sujet, De Morgen et Het Laatste Nieuws indiquaient que les fruits et légumes allaient devenir moins chers. De telles prédictions étant impossibles à prévoir, "cela reste de la spéculation", rappelle Pierre-Alexandre Billiet.

 

"Une baisse structurelle des prix à la consommation des fruits et légumes est impossible à prédire. Il est vrai que des produits saisonniers et donc temporaires sont soumis à des variations. Des variations qui peuvent mener à une baisse temporaires des prix, soit à une baisse conjoncturelle. Bien entendu, cela offre aux détaillant l'occasion de réaliser de beaux coups marketing avec des produits de saison comme les asperges ou les fraises dont la demande est forte en ce moment grâce au beau temps. Mais cela ne signifie pas qu'il y a une baisse structurelle des prix des fruits et des légumes. Ce sont des produits naturel qui ne dépendent pas seulement de la demande, mais surtout de l'offre. Une mauvaise récolte fera grimper les prix à la consommation", explique Pierre-Alexandre Billiet.

 

Inflation

Cela signifie que les produits frais sont liés à l'inflation (ce qui n'est pas le cas pour de nombreux autres produits de consommation) et que le prix d'achat et de vente se voient régulièrement ajuster. En 2013, la hausse de l'inflation eut un impact important sur les produits traits (AGF), avec, en conséquence, une hausse des prix à la consommation. En 2014, les prix se sont légèrement redressés.

 

Solution

Une solution envisageable résiderait, selon Pierre-Alexandre Billiet, dans la collaboration. "Des consultation au sein de la chaîne pourraient mener à un système permettant que la production agricole soit adaptée à la demande". Les retailers peuvent prévoir combien de pièces d'un légume X seront vendues dans une semaine donnée. "Si la production agricole pouvait être mieux adaptée à la demande en cette période précise, il y aurait moins de pics et de chute dans l'offre. Mais cela exigerait une toute nouvelle manière de travailler".

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