La créativité de nos collaborateurs est illimitée

Smurfit Kappa Van Mierlo fait du sur-mesure
L’innovation Produit est sans aucun doute l’étape la plus importante en matière d’innovation dans le foodretail. Mais l’innovation en matière d’emballage et de matériel Point de vente joue plus que jamais un rôle déterminant. Pour tout savoir sur les emballages et displays fabriqués avec le carton ondulé, un matériel écolo par excellence, nous prenons rendez-vous avec Nico Bossuyt, directeur des ventes, et Tamara Valdes, coordinatrice Marketing à Smurfit Kappa Van Mierlo et Smurfit Kappa Drogenbos. Smurfit Kappa van Mierlo est spécialisé dans les emballages imprimés Offset et Smurfit Kappa Drogenbos dans les displays Point de vente. Smurfit Kappa, dont le siège est à Dublin, chapeaute 332 entreprises, emploie 40 000 personnes et est l'un des acteurs mondiaux de la production de papier et de carton ondulé. L’entreprise fait un chiffre d’affaires de 7,35 milliards d’euros. Cela donne le vertige mais Nico Bossuyt nous précise tout de suite que ce qui caractérise de plus en plus Smurfit Kappa, c’est l’intégration des différentes branches. D’imprimerie locale, la société s’est développée pour devenir un spécialiste de l’emballage au rayonnement international. Ici à Turnhout, nous sommes chez Smurfit Kappa Van Mierlo. L’imprimerie Van Mierlo existait déjà en 1908. L’établissement a été repris en 1997 par Smurfit Kappa et emploie actuellement 160 collaborateurs, dont 120 à la production. Pour plus de détails, place aux spécialistes !

Quelle est la spécialité de Smurfit Kappa Van Mierlo Turnhout ?
Nico Bossuyt : « Nous sommes surtout spécialisés dans les emballages consommateurs et promotions en carton ondulé, impression offset 6 couleurs. C’est notre niche. Nous produisons des propositions 3D pour nos clients : displays et emballages. Les projets sont élaborés sur la base de ces propositions et au final, le client nous fournit ses illustrations. A quelques exceptions près, chaque emballage est unique. Notre méthode de travail est en principe le sur-mesure. »

Tamara Valdes : «Ces derniers temps, on a de plus en plus de demandes pour des displays automatiques ; ils sont faciles à mettre en place, qu’ils soient légers ou lourds. Il n’est pas rare en effet que les displays ne soient pas installés parce qu’ils sont trop complexes. »

Est-ce qu’avec la crise, les clients optent plus souvent pour une solution peu coûteuse ou est-ce qu’ils choisissent avant tout l’innovation ?
NB : « Les deux en fait. Nos clients sont moins partants en matière d’actions promotionnelles mais ils veulent aussi se différencier de la concurrence. C’est pour cela qu’ils font plus attention à la qualité de l'impression. Mais je dois reconnaître que depuis la crise, on fait moins de volume.

Quels sont les points forts de Smurfit Kappa Van Mierlo ?
NB :« Nous travaillons dans un marché promotionnel : notre rapidité et notre flexibilité sont incontestablement nos priorités. Il faut jouer des balles courtes et savoir de temps en temps faire un exploit pour le client. Ce qu’il faut absolument mentionner aussi, c’est notre créativité et notre capacité d’innovation. Comme je l’ai déjà dit, nous travaillons presque exclusivement sur-mesure. Il faut donc très bien comprendre les souhaits du client. Enfin, on peut compter sur notre fiabilité. Quand nous annonçons un délai, nous nous y tenons. C’est pour cela que nous travaillons à trois équipes, du lundi au vendredi, et si nécessaire le week-end. »

TV :« En somme, notre service fait tout pour que le produit livré ait une très forte valeur ajoutée. Cela se voit d’ailleurs dans l’étude de satisfaction que nous réalisons tous les deux ans : notre service est toujours très bien noté. »

Est-ce que pour offrir un service toujours meilleur, vous avez investi récemment dans une nouvelle machine ?
NB :« Oui, notre ancienne machine, une Roland, avait vingt ans et devait être remplacée. La nouvelle machine a été mise en service en août 2011. Comme c’est souvent le cas, il y a eu quelques petits problèmes au départ. Nous avions espéré qu’en septembre, nous serions complètement opérationnels mais cela a été plus compliqué que prévu [rire, ndlr]. Heureusement, elle tourne maintenant à plein et nous pouvons utiliser à fond les avantages de l’imprimerie offset. Certains emballages ont au moins trente imprimés et avec cette machine, il suffit de changer les plaques pour y arriver. Grâce à elle, nous pouvons de nouveau nous développer car nous avons plus de capacité ! »

Nous venons de voir les points forts, mais quels sont les gros défis pour Smurfit Kappa Van Mierlo ?
NB :« Il faut continuellement chercher à se renouveler et à s’améliorer. Nous devons toujours tenir compte de la menace venant d’en-bas. Je pense par exemple aux entreprises d’Europe de l’Est, qui ont une structure de coûts tout à fait différente de la nôtre. Nous, nous faisons nos marges grâce à nos services et à nos innovations . »

Quelle a été la dernière innovation de votre équipe ?
NB :« Nous avons développé un carton ExE extra fort, de trois millimètres d’épaisseur et dont les deux feuilles, collées entre elles, s’entrecroisent. Cela renforce la rigidité dans les deux sens. Ce genre de carton peut s’utiliser pour toutes sortes d’application, des trays sur les boîtes aux displays. Ces 5 dernières années, nous avons fait fort en matière d’innovation. ExE en est un exemple. Il y a un mois, on nous a demandé un ondulé croisé pour un projet de display précis, et nous avons décidé de tester un autre type d’ondulé, la canelure B. Nous avons ainsi pu élargir notre gamme de carton avec 2 nouvelles sortes, ExE et ExB. Nous innovons aussi en matière d'impression. Nous avons fait par exemple des tests pour imprimer sur du carton métallique et cela a été positif. En matière de display, nous avons surtout cherché à développer des systèmes qui soulagent le plus possible nos clients et les retailers et qui les aident dans la mise en place de leurs actions marketing. Nous avons par exemple développé une ligne de displays automatiques qui permet en fait de mettre en place un display point de vente en moins de 5 secondes. L’autre nouveauté de ce mois est un service que nous offrons à nos clients : L’Option Plein Service. Il s’agit de soutenir au maximum le client dans son trajet display. C’est essentiel ! »

Quels sont les avantages à faire partie d’un groupe international comme Smurfit kappa ?
NB :« Toutes les entreprises de Smurfit Kappa sont des filiales-soeurs. Ce qui est arrivé à nos collègues néerlandais illustre bien ce que cela veut dire. En 1999, le site de production de Smurfit Kappa Pays-Bas a entièrement brûlé. Et bien, ils sont venus faire leur production ici, la nuit et le week-end. Autrement dit, on est solidaires les uns les autres. Les établissements de Drogenbos et Turnhout ont également la même direction, pour qu’il y ait une meilleure intégration. Drogenbos est spécialisé dans les displays, nous dans les emballages. Nous sommes UN groupe et c’est ainsi que nous tenons à nous définir. »

TV :« Nous avons un grand avantage, c’est d’avoir accès à toutes les productions grâce au catalogue Innovation de Smurfit Kappa. On y retrouve toutes les créations des différentes filiales ; ces créations peuvent être utilisées gratuitement par les autres filiales. Cela évite d’avoir à réinventer la roue à chaque fois. »

Depuis quand travaillez-vous pour Smurfit Kappa ?
NB :« Depuis la reprise, fin 1997. J’ai donc une grande expérience du métier . Notre personnel et moi constituons ensemble un énorme potentiel de connaissances dans le secteur du carton ondulé. Il faut faire attention à ne pas le perdre. Pourtant, ce n’est pas si facile de trouver du personnel jeune qualifié. Nous recherchons surtout des profils techniques mais les entreprises puisent toutes dans le même vivier bien sûr. Nous sommes actuellement à la recherche d’un responsable opérationnel. Notre responsable actuel part en préretraite en emmenant avec lui un énorme savoir et savoir-faire.

Y-a-t-il des inconvénients à exercer un métier dans le secteur du carton (ondulé) ?
NB :« Aucun ! Tout est possible avec le carton. Il n’y a pas de limite à la créativité de nos collaborateurs, au budget de nos clients en revanche…. Mais c’est une autre histoire [rire, ndlr] »

Auteur: 

Gondola Magazine
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