Info Vers - Mai 2013

Deux fois par an, cette rubrique est l'occasion de faire le point sur l'évolution des canaux de distribution des aliments frais. Voici l'essentiel de nos conclusions pour l'année 2012.

 

Le hard discount a parfaitement digéré la mauvaise passe de  2009 car depuis, il ne cesse de progresser à nouveau. L'an dernier, il a même enregistré la plus belle progression. Le marché de proximité se porte bien lui aussi, puisque sa progression est continue sur les quatre dernières années. Par contre, si la DIS 1 reste de loin le canal de distribution le plus important, elle perd du terrain dans toutes les catégories de frais. La situation est pire encore pour les magasins spécialisés et l'open market, les ‘grands battus’. La DIS 1 se montre plus solide à Bruxelles et en Wallonie qu'en Flandre. Le hard discount attire désormais davantage de ménages aux revenus plus confortables. 
 

Grand vainqueur : le hard discount

  1. Après une pénible année 2009, le hard discount progresse à nouveau depuis 2011. L'année 2012 fut d'ailleurs particulièrement fructueuse puisque ce canal est le grand vainqueur de l'année écoulée : avec des parts de marché en hausse de 1,2%, soit 16,1% de l'ensemble, il se rapproche du n°2, le supermarché de proximité.  

Pourtant, les parts de marché de ce dernier sont également en hausse. La progression est continue depuis 2008 mais a fléchi l'an dernier : + 0.3% seulement, pour un total de 16,3%.  S'il y a progression d'un côté, il y a forcément recul de l'autre. Depuis 2008, la DIS 1 et les magasins spécialisés ont enregistré des moins-values de respectivement 0,9 et 2,1%. L'open market ne se porte pas très bien lui non plus qui a vu ses parts de marché se contracter de 0,7%, en dessous des 3%. Le leader absolu du marché du frais reste cependant la DIS 1 avec 46,3% de parts de marché. 

Le groupe des ‘autres canaux’ – notamment : Bioplanet, les petites superettes ne possédant que 2 caisses maximum et la vente directe – forment un canal de distribution dont les parts de marché oscillent entre 5 et 6%.

 

La DIS 1 reste leader dans toutes les catégories de frais

Dans toutes les catégories de frais, la DIS 1 a les plus grosses parts de marché, allant de 39% pour les viandes à 53% pour les produits laitiers. Outre les produits laitiers, les œufs sont une catégorie importante pour les supermarchés en général et la DIS 1 en particulier. Pour ce qui concerne les légumes et les fruits, la DIS 1 est au-dessus de la moyenne avec des parts de marché de respectivement 49 et 48%. Elle est par contre relativement sous-représentée dans les catégories pommes de terre, poissons et viandes. Quand au hard discount, il ne détient que 9% de parts de marché dans les catégories viande fraîche, volaille et gibier même si  celles-ci sont en hausse.  

Dans ces catégories - viande fraîche, volaille et gibier - ce sont bien entendu les magasins spécialisés qui se taillent la part du lion : 27% de parts marché. Mais attention, elles sont sous pression.

L'open market est un canal de distribution relativement important pour les fruits, le poisson, les mollusques et crustacés. Enfin, notons pour le canal ‘autres’, des parts de marché de 11% pour les pommes de terre. Il s'agit essentiellement de ventes à la ferme.

 

La DIS 1 plus solide à Bruxelles et en Wallonie

La DIS 1 a de plus grandes parts de marché à Bruxelles et en Wallonie qu'en Flandre : respectivement 64, 52 et 40%. C'est en Wallonie que le leadership de la DIS 1 semble le plus sous pression dans la mesure où elle a perdu l'an dernier de nombreuses parts de marché auprès des revenus les plus faibles, des familles avec enfants et des pensionnés aux revenus limités. Par contre, le hard discount a gagné des parts de marché dans tous les groupes de population, à l'exception des célibataires de moins de 40 ans. On note encore qu'à côté des bas revenus, les familles avec enfants aux revenus plus confortables se rendent plus volontiers dans le hard discount. En cause : des gammes de produits de meilleure qualité. Leurs dépenses dans ce canal ont donc fortement augmenté.

Les magasins spécialisés sont un peu plus fringants en Flandre (p.d.m. de 15%) alors qu'avec des parts de marché de 10 et 9%, leur situation est moins facile à Bruxelles et en Wallonie. De la même manière, les supermarchés de proximité, le hard discount, l'open market et la vente directe détiennent davantage de parts de marché en Flandre que dans le reste du pays.

Les jeunes célibataires (- de 40 ans) choisissent plus volontiers la DIS 1 pour leurs achats (57% de parts de marché). Les familles avec enfants aux revenus limités fréquentent relativement plus souvent le hard discount dont les parts de marché sont de 23% auprès de ce groupe de population.

Les familles à un seul revenu optent plus volontiers pour les magasins spécialisés (15%). Les pensionnés aux revenus confortables sont ‘fans’ de l'open market (6%). Ceux dont les revenus sont plus limités font confiance aux supermarchés de proximité (20%). 

Auteur: 

hBilliet