Info Frais - Avril 2013

VLAM a lancé début de cette année une nouvelle ‘online research community’ baptisée Marktmaker-community. Au cours des premières semaines, il a surtout été question de l'importance des aliments frais et des besoins exprimés par les participants. Voici les premiers résultats de notre analyse.

 

La méthode

La Marktmaker-community se compose de 100 consommateurs flamands âgés de 18 à 65 ans qui, tout au long de l'année, s'expriment sur toutes sortes de sujets en interactivité les uns avec les autres. Cela permet de mieux comprendre ce qui se joue derrière les statistiques et de vérifier extrêmement rapidement l'une ou l'autre donnée. Pour l'occasion, VLAM a sollicité la collaboration d'InSites Consulting, une agence d'études de marché.

 

Le frais est résolument tendance !

Pour le consommateur flamand, les aliments frais sont, et restent, d'une grande importance. Il espère en effet que leur consommation lui permettra de conserver la santé. Il est vrai qu'ils contiennent les nutriments essentiels, renforçant nos défenses naturelles contre la maladie. La consommation d'aliments frais nous donne le sentiment d'être rapidement plus ‘sains’, plus résistants et plus en forme. Mais le panel met également en évidence un goût meilleur et une sensation de plénitude que ne procure pas un autre type d'alimentation.  De plus, les aliments frais permettent une plus grande variété. Un produit frais est de préférence polyvalent, ce qui signifie qu'il peut être consommé à différents moments et préparé de différentes manières. En dépit de la prise de conscience de l'importance de consommer des aliments frais, nous nous laissons tenter, de temps à autre, par des aliments non-frais (et donc ‘mauvais’) en partie par manque de temps mais aussi parce que nous les trouvons savoureux. Dans les familles avec enfants, ‘cuisiner frais’ s'impose comme une évidence.   

 

Quelques citations, à titre d'exemple :

  • “Je ne pense pas que l'on puisse se sentir vraiment bien si l'on ne consomme pas d'aliments frais. Ils vous donnent de l'énergie, ils mettent de bonne humeur sans compter que cuisiner est une activité amusante.”
  • “Les produits frais m'apportent indéniablement un plus. J'apprécie davantage les saveurs de la nourriture que je consomme.”
  • “J'apprécie énormément de manger du frais, malheureusement ce n'est pas toujours possible car nous n'avons pas toujours le temps nécessaire. Je range dans les aliments à éviter ceux qui contiennent trop de graisses ou de sucre, les friandises, les chips… même si me je laisse tenter plus que je ne le voudrais.”
  • “Aujourd'hui, mon frigo est pratiquement vide. Quand j'ai les enfants, on y trouve systématiquement de la charcuterie, des petites bouteilles d'eau, beaucoup de légumes et toutes sortes de fromages.”

 

Les 4 grands besoins du consommateur

  • Le besoin d'expérimenter. La globalisation nous met en contact avec d'autres cultures, nous incitant à essayer d'autres produits et d'autres recettes. Ces dernières années, ce besoin d'expérimenter a été exacerbé par le succès des émissions culinaires. Plus récemment, et c'est là une nouvelle donne, la crise a poussé les gens à davantage expérimenter pour des raisons d'ordre purement financier. Pour faire face à la crise, on cherche des solutions créatives. On se laisse tenter par les réductions et les promotions, on évite le gaspillage alimentaire (en surgelant les restes, en achetant en plus grandes quantités et surgelant ce dont on n'a pas besoin immédiatement, en préférant des produits polyvalents,…), on fait ses courses à d'autres moments pour profiter des rabais (en fin de journée p.ex.), on essaye des MDD pour se rendre compte si la différence de prix vaut la peine de sacrifier un peu à la qualité, etc.

 

Quelques citations :

  • “Une bonne idée parmi d'autres : faire ses courses en fin de journée permet d'acheter des produits moins cher en raison de leur durée de conservation limitée.”
  • “J'essaye de temps en temps des marques moins chères : cela permet de se rendre réellement compte de la différence avec les marques plus chères et d'estimer si des prix plus élevés se justifient par une réelle différence de qualité ou de goût.”

 

  • Le besoin de sécurité. La crise, la prise de conscience par rapport à l'environnement et les scandales alimentaires (la fraude sur la viande de cheval fait l'objet d'une enquête) sont des évènements qui suscitent en nous le besoin de sécurité. Cette sécurité, nous attendons qu'elle figure en toutes lettres sur les emballages. On y cherche une information claire, à commencer par la date de péremption. Pour les produits non emballés, nous faisons confiance à nos sens. Nous souhaiterions qu'à l'avenir lesautorités publiques exercent un contrôle plus strict sur l'alimentation. Nous escomptons qu'elles interdisent toute alimentation néfaste à la santé et contrôlent strictement les aliments frais. Les labels sont également concernés car ils offrent une garantie de sécurité et de qualité, même si parfois on ignore ce qu'ils représentent exactement. Généralement, on les associe à des prix plus élevés. Ce besoin de sécurité se traduit également par une forte propension à s'en tenir à des habitudes. On revient à ce que l'on connaît et que l'on sait de bonne qualité. Ces habitudes forment une ‘base’ sur laquelle peuvent se greffer quelques ‘extras’. Enfin, ce besoin de sécurité nous pousse à utiliser des recettes très détaillées pour être sûrs de ne rien gâcher et, en cas de doute, on prend conseil auprès de la maman ou de la grand-mère.

 

Quelques citations :

  • “Plus longue est la liste des ingrédients et plus elle est imprimée en petits caractères, moins j'ai confiance.”
  • “La nourriture n'est fiable que dans la mesure où en connaît l'origine ou qu'elle est garantie par les autorités ou par une organisation de consommateurs.”
  • “Voilà mon petit déjeuner de tous les jours ! La seule chose qui change, c'est le type de fruit.”

 

  • Les besoins individuels. En raison d'un sentiment de stress toujours plus fort et des horaires différents des membres de la famille, les repas sont de plus en pluspersonnalisés en fonction des préférences de chacun.

 

Quelques citations :

  • “Alors que je préparais des poivrons farcis pour mon compagnon, mon fils me réclamait des spaghettis avec des boulettes de viande.”
  • “Aujourd'hui, mon gamin ne rentre qu'à 21 heures. Etant donné que les enfants mangent à l'école, je ne dois cuisiner que pour moi.”

 

  • Les besoins sociaux. En dépit, ou peut-être grâce à cette forte personnalisation, on remarque un fort besoin d'être ensemble et de partager les choses. On aime se retrouver pour savourer ensemble un repas composé d'aliments frais. On espère que ces moments partagés autour de la table ne disparaîtront pas mais on craint, qu'à l'avenir, ils se raréfient.

 

Quelques citations :

  • “Le samedi, je vais cuisiner chez mes parents. J'aime ces moments partagés avec ma maman lorsque nous sommes aux fourneaux. Nous refusons d'autres activités pour le plaisir d'être ensemble.”
  • “Chacun apporte quelque chose de bon et je mange plus par plaisir d'être là que par faim. C'est une expérience amusante que de goûter les créations des uns des autres.”

 

Conclusion : les produits frais restent importants aux yeux du consommateur et peuvent parfaitement répondre à ses quatre grands besoins. Vous souhaitez contenter vos clients ? Accordez toute l'attention voulue à votre rayon frais et surfez sur les tendances que nous avons relevé ci-dessus.

Auteur: 

hBilliet